lundi 19 octobre 2009

Friendly Fire VS Lykke Li


Lykke Li, je sais pas pourquoi, c'est toujours mieux en remix.
Bon une reprise, c'est pas un remix. Mais là, on a quelque chose de tres haut niveau par Friendly Fires. On dirait qu'ils ont voulu se débarrasser tout instrument rock. A la place, on retrouve un piano tres rave, une vilaine basse synthétique et un sale kick "techno-mais-pas-trop". Et va savoir pourquoi la magie prend, un pur titre pop-rock.

Friendly Fires - I'm Good I'm Gone (Lykke Li remix)

dimanche 18 octobre 2009

Tekitek et Crooker


Quand on parle de gens débiles, tekitek est toujours capable de sortir le grand jeu. Et là il revient avec cousin Cuizikuiz et Big-Oh (?), sur une production des italiens crookers. "Wahou, tekitek et cuizikuiz qui rappent sur du crookers, ça va être trop violent!" me direz vous. Ben non. C'est juste trop débile. Crookers nous offre l'instru la plus stupide jamais sortie (italien, me direz vous?), et CA DEFONCE! Je sais pas pourquoi, je peux pas m'empêcher de l'écouter.
Au passage, tekitek se démarque encore un peu plus de tous ses collègues rappeurs français, montrant sa capacité a défoncer n'importe que tracks avec une classe inouie. Les parts de Cuizikuiz et Big Oh paraissent bien fades à coté.

samedi 17 octobre 2009

Theophilus London - This Charming Mixtape

Je me remets doucement dans le bain de l'actualité musicale, j'ai bien 6 mois sans internet à rattraper, sans temps à chiner sur myspace, hype machine, les blogs et magazines en lignes.
j'ai promis des trucs tout l'été qui n'ont pas été fait (et qui ne seront pas fait).
Mais ça veut aps dire que j'abandonne le blog.
Alors je reviens doucement. Avec un truc qui m'a obsédé toute la nuit et toute la matinée.
Theophilus London. Un nom a coucher dehors. J'imagine que Clark rangerait ça dans la catégorie "rappeur nouvelle école intélo trop-cool" avec les Kid Cudi, Drake, Whale etc. Sauf que là le bonhomme est moins influencé par tout le courant "post love lockdown" (si si, il semble que le dernier et très moyen album de Kanye West soit devenu un genre à part entière): c'est pas (trop) moelleux, mollasson, mievre. En fait, on retrouve quand meme une certaine influence de Chicago (et même de Détroit) dans la façon de traiter tout cette mixtape. De manière très électronique: ca veut dire house, presque dance. Un bon beat, des arrangements très early-house, et un mec qui rape (parfois) dessus. On est loin de la violence d'un Dizzee Rascal ou d'un truc booty Baltimore/Miami style, et on se rapproche d'un Drake (mais en mieux).
Non en fait c'est étonnamment fait de manière tres fine. Le mec a de la culture, on retrouve samplé, pelle-melle, du Amadou et Maryam avec du Kraftwerk, des reprises de classiques du disco, avec des pads de synthés (OUI!!!!! DE VRAIS PADS MELANCOLIQUES A L'ANCIENNE! HAAAAAAANNNNNN!).
Pour parler un peu du bonhomme, il est installé à Brooklyn, capitale (en déclin) de la hype mondiale, et de toute maniere, un truc comme ça pouvait pas venir d'ailleurs. Franchement, est ce qu'un rappeur de LA ferait jamais une pochette hommage à Elvis Costello?


Theophilus London - This Charming Mixtape


lundi 28 septembre 2009

David Guetta - One Love


«Ben... C’est du David Guetta quoi.» Oui, certes, c’est complètement du «je sais faire ça alors je le refais parce que ça marche», mais who cares? Plus de featuring, pas QUE du Chris Willis (il est sympa mais j’en conviens, il pouvait nous taper sur les nerfs à force), et, faut le dire, une évolution, mine de rien. Ça reste la House spécial UMP qu’on aime, mais avec le Revival électro de ces dernières années, il faut le dire, David a du avoir la pétoche. Seulement il la joue bien, et on sent nettement les influences de ces 5 dernières années. Du beat gigantesque Felix Cartal-like de «Gettin’ Over» aux sonorités aigües qu’on a pu voir chez les Crookers de «Sexy Bitch» en passant par «On the Dancefloor» qui pue le Riverside, One Love est un melting pot des derniers trucs et astuce de grand mère électro-house, assimilés à la sauce Guetta, ce qui donne forcément quelque chose d’assez jouissif, même si on a, du coup, l’impression d’avoir déjà tout entendu.


Emilie Simon - The Big Machine


Déjà qu’il faut passer outre la pochette super moche de l’album, Emilie aurait pu quand même nous réserver de nouvelles expériences comme elle le fait si bien. Et ben non, BAM. Aucune surprise dans cet album, aucun «waou», pas de frissons. Il y a une ambiance, oui, ce n’est pas nul non plus, non, mais on se demande où sont passées ses «expériences sonores» de savante folle, celles qui, sur les albums précédents, nous enveloppaient comme dans un grand drap monogrammé «ES» (souvenons-nous de «Opium», sur Vegetal). Ça n’est pas l’essentiel de s’entourer de grands, bons, (Arcade Fire par exemple) si c’est pour faire du banal. Il n’y a guère que «Chinatown» qui puisse nous confirmer que c’est bien elle. Ensuite, il est agréable pour un artiste de mettre en avant sa voix, comme on dit, mais, sans vouloir être méchante, elle était bien là où elle était.

The Bloody Beetroots - Romborama


Contrairement à Boys Noize qui fait cavalier seul sur Power, les Bloody Beetroots ayant décidé qu’à deux ils n’étaient pas assez se sont entourés pour Romborama. On connaissait déjà l’excellent EP nommé Rombo, mais Romborama, c’est encore la classe supérieure. Le son qu’on aime, qu’ils savent bien faire, du trash (et je ne parle pas que de la pochette tout simplement dégueulasse), et du divers et avarié. En effet, on découvre ici que les BB sont schizophrènes et se tournent vers Dieu pour se soigner. Du Dubstep dans «It’s better a dj on 2 turntables» au religieusement religieux du single «Cornelius» en passant par le gigantesque «House N°84» aux sons mélodieusement house, on a pas finit d’en redemander. Tout fonctionne, ils sont malades et nous on approuve. Et si dit comme ça ça parait dégueulasse, alors c’est que j’ai bien décrit l’album*. On croirait le son complètement souillé. Enfin on notera le «Mother», balade instrumentalo-sentimentale, ode à la gaieté, qui n’a pas grand chose à faire là justement (quand je disais qu’ils étaient schizophrènes). Tortueusement parfait.

* et chez moi «dégueulasse» pour tout ce qui concerne l’électro, ça veut dire bien, et bien lourd

Primal Scream - Beautiful Future


Il faut d’abord tenter d’oublier le fait que le titre de l’album soit vraisemblablement ironique, pour éviter d’avoir envie de dire «genre il balance trop». Une fois ça de fait, c’est parti pour du bon Primal Scream bien dynamique, pas prise de tête, nikel. C’est le genre d’album qu’on est content de mettre quand on a pas d’autres idées, ou qu’on a quelque chose à faire en même temps, le genre d’album où on n’a pas besoin de sauter un titre parce qu’il est saoulant. Tout est bon dans Primal Scream. En plus, ça rend aimable! Et oui, on peut dire qu’entre «Beautiful Future» et «The Glory of Love», c’est du bonheur auditif, que dis-je, un générateur de bonne humeur. Mais attention, les fleurs bleues, d’accord, mais Primal Scream n’est pas niais pour autant, comme on le voit dans «Suicide Bomb» (bouh!) au son purement americain qui fait du bien... Des fois... Tant que c’est pas à la Nickelback quoi. A beautiful moment.

Basement Jaxx - Scars


Scars est trop délirant. Ça sent l’album d’un groupe bien aboutit qui se lâche complètement. Tous les genres sont réunis, chaque morceau est un verre de fin de soirée, où ont été mélangés toutes sortes d’alcools et de jus. Une mixture qu’on croirait infecte, mais qui en réalité est simplement délicieuse et curative. Entre le délire Mika+Trance+New Order de «Raindrops», les renfort de gros kick featuring gospel sur la fin de «She’s no good», la house «spécial plage» de «Feeling Gone», les tonalités indiennes de «Saga», l’album commence fort, et ne s’arrête pas. Délirant, comme tout Basement Jaxx me diraient-vous, mais plus cocktail qu’auparavant. Et je dois dire qu’à l’heure où n’importe quel groupe ridicule tente de mélanger les genres parce que «ça fait cool» et se plante en beauté, Basement Jaxx sauve la mise et nous prouve que... C’est possible. En plus de nous offrir cette mixture, ils nous la font aimer, tant elle est étrange (à noter la touche 80’s de «Day of the Sunflowers - We march On» avec Yoko Ono). Dingue.

The Arctic Monkeys - Humbug


«Humbug». Pas bête comme titre, pour cet album. Hypocrite, faux, décevant. Ok, je vais un peu loin, mais quand même. Les Arctic Monkeys auraient, en gros, très bien pu porter un autre nom pour cet opus, ça ne leur ressemble pas, y’a un truc qui cloche. Je veux bien que chaque groupe évolue, mais faut pas s’étonner après que les amateurs de deux albums n’aiment pas le nouveau. Nettement plus sombre, voire religieux, Humbug m’ennuie un peu, dans les deux sens du terme. Premièrement, il est plus lent, et comporte moins ce côté dynamique qu’il y avait sur les autres albums. Deuxièmement, ça m’embête vraiment car j’attendais mieux. Un bon nombre de déçus à l’horizon, et des clips profonds en devenir. Et même si l’on retrouve la pate AM sur quelques morceaux, que ça fait plaisir ("Crying Lightning", "Pretty Visitors")et que ça reste bien, mais c’aurait très bien pu être les Antarctic Monkeys.

Ce que je n'aime pas (part. 1)

Alphabeat - The Spell


Ca pue déjà le groupe brittish qui traine à Beyond Retro pour se trouver des paillettes vintage, là où il n’y en a pas. Si la première réaction a ce titre est effectivement une grimace écœurée, on écoute quand même, «pour voir», en se rappelant qu’on nous a toujours dit qu’il ne fallait pas juger trop vite. Bien. Première chose qu’on note : «putain ça sonne comme un vieux boys band de merde». Quand je dis Boys Band, je dis bien sûr un truc du genre Blue, en plus cheap et qui se la joue retro parce que «on a entendu dire que c’était la mode». Deuxièmement : «héé mais c’est pas eux qui avaient participé à l’Eurovision y’a 2-3 ans?». La réponse est non mais la question est oui. Ballade rigolote love qui fait/faisait bouger les petites filles dans leur chambre rose bonbon après avoir regardé la photo d’un joli garçon. Et enfin troisièmement, on a une envie folle de dire à cette pauvre nana entourée de mecs (vraiment?) en costume ringard rose et pistache d’aller prêter sa voix à la trance. Non? Elle aurait fait un bon tube si elle avait été là dans les années 90. Too late, too bad, Alphabeat, c’est vraiment de la merde.

Léa