lundi 28 septembre 2009

Basement Jaxx - Scars


Scars est trop délirant. Ça sent l’album d’un groupe bien aboutit qui se lâche complètement. Tous les genres sont réunis, chaque morceau est un verre de fin de soirée, où ont été mélangés toutes sortes d’alcools et de jus. Une mixture qu’on croirait infecte, mais qui en réalité est simplement délicieuse et curative. Entre le délire Mika+Trance+New Order de «Raindrops», les renfort de gros kick featuring gospel sur la fin de «She’s no good», la house «spécial plage» de «Feeling Gone», les tonalités indiennes de «Saga», l’album commence fort, et ne s’arrête pas. Délirant, comme tout Basement Jaxx me diraient-vous, mais plus cocktail qu’auparavant. Et je dois dire qu’à l’heure où n’importe quel groupe ridicule tente de mélanger les genres parce que «ça fait cool» et se plante en beauté, Basement Jaxx sauve la mise et nous prouve que... C’est possible. En plus de nous offrir cette mixture, ils nous la font aimer, tant elle est étrange (à noter la touche 80’s de «Day of the Sunflowers - We march On» avec Yoko Ono). Dingue.

The Arctic Monkeys - Humbug


«Humbug». Pas bête comme titre, pour cet album. Hypocrite, faux, décevant. Ok, je vais un peu loin, mais quand même. Les Arctic Monkeys auraient, en gros, très bien pu porter un autre nom pour cet opus, ça ne leur ressemble pas, y’a un truc qui cloche. Je veux bien que chaque groupe évolue, mais faut pas s’étonner après que les amateurs de deux albums n’aiment pas le nouveau. Nettement plus sombre, voire religieux, Humbug m’ennuie un peu, dans les deux sens du terme. Premièrement, il est plus lent, et comporte moins ce côté dynamique qu’il y avait sur les autres albums. Deuxièmement, ça m’embête vraiment car j’attendais mieux. Un bon nombre de déçus à l’horizon, et des clips profonds en devenir. Et même si l’on retrouve la pate AM sur quelques morceaux, que ça fait plaisir ("Crying Lightning", "Pretty Visitors")et que ça reste bien, mais c’aurait très bien pu être les Antarctic Monkeys.

Ce que je n'aime pas (part. 1)

Alphabeat - The Spell


Ca pue déjà le groupe brittish qui traine à Beyond Retro pour se trouver des paillettes vintage, là où il n’y en a pas. Si la première réaction a ce titre est effectivement une grimace écœurée, on écoute quand même, «pour voir», en se rappelant qu’on nous a toujours dit qu’il ne fallait pas juger trop vite. Bien. Première chose qu’on note : «putain ça sonne comme un vieux boys band de merde». Quand je dis Boys Band, je dis bien sûr un truc du genre Blue, en plus cheap et qui se la joue retro parce que «on a entendu dire que c’était la mode». Deuxièmement : «héé mais c’est pas eux qui avaient participé à l’Eurovision y’a 2-3 ans?». La réponse est non mais la question est oui. Ballade rigolote love qui fait/faisait bouger les petites filles dans leur chambre rose bonbon après avoir regardé la photo d’un joli garçon. Et enfin troisièmement, on a une envie folle de dire à cette pauvre nana entourée de mecs (vraiment?) en costume ringard rose et pistache d’aller prêter sa voix à la trance. Non? Elle aurait fait un bon tube si elle avait été là dans les années 90. Too late, too bad, Alphabeat, c’est vraiment de la merde.

Léa

mercredi 9 septembre 2009

French Touch vs. French Touch 2.0

Ca fait un bail que j'ai pas été sur Electrorash. J'avais oublié des fois comment, avec un titre au pif de la page, le premier comme ça, on s'éclate cash.

T.E.D.D - Lady-Riding VIP





(Pour ceux qui ne comprendraient pas le titre du thread, OUI J'AIME LA FRENCH TOUCH A L'ANCIENNE, CELLE DU DEBUT 2000 ULTRA CLICHÉ AVEC SES SAMPLES DE DISCO TROP GRILLÉS ET SES EFFETS FILTRÉS TROP CLICHÉS ET JE L ASSUME ENTIEREMENT).

(Pour ceux qui n'auraient toujours pas compris, oui je vous prépare un revival du best du best de la french house et house filtrés qui fait mal et qui nous enflammait quand on avait 14 ans à la boom de la cousine Elsa).

(Pour ceux qui n'auraient pas compris, oui j'avais 14 ans en 2000)

(Pour ceux qui se demandent, oui je suis né en 86 et j'ai presque 23 ans).

(Pour ceux que ça interesse, c'est mon anniversaire mardi prochain)

(Pour ceux qui pensent que c'était un rappel déguisé, je démens, c'était juste une maniere de rappeler qu'aujourd'hui j'ai 22 ans, je suis encore jeune).

mardi 8 septembre 2009

Boys Noize - Power



Pouvoir. Pouvoir ça veut dire deux choses. D’abord, c’est un don, une qualité, une qualification qui nous permet de faire quelque chose d’incroyable, de super cool. Ensuite, c’est un verbe qui, au présent se conjugue ainsi : je peux, tu peux, il peut, nous pouvons, vous pouvez, ils peuvent. C’est donc ces deux aspects qui sont représentés dans cet album, au sens de «Boys Noize a le pouvoir d’aller dans l’espace et de suspendre le temps, ou au contraire de l’acclérer, de faire dire à de vieux robots Hors Service sur une station désaffectée russe datant de la guerre froide que cet album est cool et de fabriquer de l’acide en apesanteur».
Nouvel album osé, et surtout, tellement parfait. C’est le genre de truc dont on rêve souvent : «Ce serait trop cool de mélanger la house, l’acid, l’ambient, la dreampop, la techno et la limonade...» . C’est fait. Cocktail ravissant, prenant, et pas ennuyeux. Contrairement à «Oi oi oi», celui là est effectivement vachement plus varié, sans être décousu, et ça c’est une prouesse. Et puis c’est pas comme beaucoup d’albums d’electro où on se dit «ouais ça y est, ils ont eu du succès en faisant comme ça, alors ils font la même chose... Non non. C’est la main de Dieu que j’encense, et il a mis du vernis vert fluo phosphorescent.

La version proposée est une version de promo, c’est à dire que certains morceaux ont bénéficié de voix robotiques par dessus qui disent et répètent que c’est une démo, que ça vient de Boys Noize, «and it’s good stuff».

jeudi 27 août 2009

Bounce Camp - Goog Beat





J'ai ce petit morceau qui traine depuis quelques mois sur mon ordi.
Au début, j'aimais pas trop. Mais en fait c'est rigolo. C'est pas vraiment un morceau automne/hivers, mais si ça peut permettre de profiter des dernières journées de beau temps...


Bounce Camp - Good Beat


Pour ceux qui veulent savoir des infos sur bounce camp, allez sur son myspace, sa page wiki ou je sais pas quoi encore.

Synth + pop = synth-pop


From : Louis
To : Léa

Je t'envoie Visitor, tu vas voir Grosse hype c'est la synth-pop la plus putassière du monde, c'est trop genre "laser + étoiles + étoiles filantes, le tout au ralenti + vue en plongée + zoom arrière". Énorme.

Rien à ajouter, vous comprendrez après avoir écouté le morceau (ou pas).

mercredi 26 août 2009

Voxtrot

Je m'étais promis d'arreter de parler de pop gay pour hipster déprissif sur le campus de Camden (New Hampshire). Je ne suis pas Sean Bateman, mon public ne s'appelle pas Lauren ou Paul.


Mais désolé, j'ai encore un eu pleins de coups de coeur de ce genre. De ce qui font aimer le rock indé, dont j'ai personne à qui parler, et dont je me fous un peu en fait. Je devrais poster sur des forum spécial Pop-indé-pour-garçon-trop-vieux-qui-refuse-de-plus-avoir-18-ans.

Bon mais parlons de Voxtrot. En fait je les connais pas, et je vais vous faire un petit résumé de leur page wiki et AMG. En gors le groupe se forme au Texas en 2003 et leurs deux EP sortis en 2006 font un sacré buzz. Puis, la ligne droite vers un album en 2007. Il y a aussi marqué qu'ils ont splitté je crois... Leur album fait penser d'un peu loin à du Belle & Sebastian, parfois accompagné de montés lyriques à la Arcade Fire (c'est pour essayer de convaincre mon public de cliquer sur les liens ces détails hein, je sais que ça se pointe dans mon texte comme un cheveu sur la soupe).


Bon et sinon, mon coup de coeur, c'est leur dernier single sorti ce printemps:

Voxtrot - Berlin without a return

Ben franchement c'est juste trop trop bon.



Et en bonus, pour toi lecteur, l'album éponyme!



lundi 24 août 2009

Le buzz qui fait mal

Coucou les amis, c'est la rentrée!
Donc pour ceux qui le savent pas, cet été pause oblige à Hossegor, la capitale tout en paillette pleine de sable (et un peu branlante) du surf et de la glisse en Europe. Résultat, j'ai jamais aussi peu fait de skate.
Mais il y a un truc qui m'a fait marrer. Un mec en fait. Jereme Roger, aka JR.


Bon on re-situ le personnage dans son contexte, parce que mine de rien, on est pas des boloss chez cool blog 3000. Contrairement aux mecs de blogs pour hipsters super suivi à travers le monde, on sort pas tout droit de la fac d'histoire. Enfin pas tous.

Donc Etats-unis, la plus grande fabrique de bébé star pour tout ce qui est possible. Le skate, pourquoi pas. Jereme Rogers est un jeune prodige de la planche à roulette, à 16 ans il est deja pro pour Girl. Puis il entre dans l'écurie plan B avec entre autre Ryan Sheckler ou P-Rod, c'est à dire la relève aux dents longues qui roule pour des contrats à minimum 6 chiffres.




flashback: JR à 16 ans, dans la video Girl "Yeah Right"

Et les dents longues, JR il sait ce que c'est. Il a aujourd'hui 24 ans, et le skate, c'est trop pour les gamins tu sais. Et ça rapporte pas assez. Il se fait des tatouages de gang, porte des chaines en or, des T Shirt XXL et des casquettes new era avec l'étiquette qui brille. Ami lecteur, tu l'as compris, JR, c'est trop un dur. Et que font les durs, les vrais? Du skate? Non, c'est pour les PD.

Death Of Diva CLIP


Oué, les vrais rebelles, et ben ils rappent. Oué mec. Quel talent, n'est-ce pas? Un flow, une presence, forte, WOW, un talent! Servi par une prod super originale, WOW quel tube!
Alors le mec, tout fort de son succes, se dit qu'il trouvé sa voie." Goodbye skateboarding" nous explique t'il durant 11 minutes larmoyante avec une technique de gros dur rebelle qui a fait ses preuves. L'autotune.





J'aurais pas fait bronzé à Hossegor, j'aurais pas suivi les buzz de la musique, j'aurais jamais aussi peu skaté. Mais j'aurais bien rit.


JR

mardi 11 août 2009

Re

Les gars de The XX habitent Londres, ont à peine 20 ans et font une pop minimaliste et un rien (mais un rien) groovy. Basic Space est leur deuxième single et accompagne la sortie de XX, leur premier album. Ça sent la hype.
The XX - Basic Space

Les Arctic Monkeys reviennent le 25 août prochain. Comme d'habitude, de nombreux extraits d'Humbug, leur troisième album, circulent sur Internet. Humbug a la particularité d'être produit à la fois par Josh Homme des Queens of the Stone Age et Alex James de Simian Mobile Disco ; un mélange pas si étonnant lorsqu'on y réfléchit, le son des AM ayant toujours été caractérisé par une folle énergie mais également par sa grande finesse, reflet des textes toujours très inventifs d'Alex Turner.
Arctic Monkeys - Crying Lightning